Messianique de Toulon

AMT – EMET – אמת

paracha Va’etchanan

Garde ton âme

 

Vaét’hanan – ואתחנן signifie et j’ai plaidé. 

 

Moché demande à Hachem d’annuler le jugement lui interdisant d’entrer dans la terre promise. 

 

Dans cette paracha Moché insiste sur l’idolâtrie plus que dans  toutes les autres parachiot.

Ici Moché parle de l’exil.

 

Deutéronome 4 v 15-19 (Segond 1910) Puisque vous n’avez vu aucune figure le jour où l’Éternel vous parla du milieu du feu, à Horeb, veillez attentivement sur vos âmes, 16 de peur que vous ne vous corrompiez et que vous ne vous fassiez une image taillée, une représentation de quelque idole, la figure d’un homme ou d’une femme, 17 la figure d’un animal qui soit sur la terre, la figure d’un oiseau qui vole dans les cieux, 18 la figure d’une bête qui rampe sur le sol, la figure d’un poisson qui vive dans les eaux au-dessous de la terre. 19 Veille sur ton âme, de peur que, levant tes yeux vers le ciel, et voyant le soleil, la lune et les étoiles, toute l’armée des cieux, tu ne sois entraîné à te prosterner en leur présence et à leur rendre un culte: ce sont des choses que l’Éternel, ton Dieu, a données en partage à tous les peuples, sous le ciel tout entier.

 

« Veillez attentivement sur vos âmes ». 

Dans certaines traductions, il est rendu par «garder» ou par «être vigilant». 

Le terme vos âmes en hébreu est : לְנַפְשֹׁתֵיכֶם (lénapchotékhem), la racine est le mot Néfèch.

Ce terme est employé aussi bien pour l’homme que pour l’animal.

 

C’est pour cela que nos maîtres disent que la néfèch est l’âme animale (il n’y a rien de péjoratif).

 

L’Âme

 

Selon nos maitres il y a cinq « niveaux » d’âme qu’il faut comprendre comme étant  cinq niveaux de conscience de l’âme. 

 

Les quatre premiers sont mentionnés à la création :

Néfèch, Roua’h, Néchama et ‘Haya et sont utilisés pour décrire l’essence incorporelle de chaque être vivant,

plus un cinquième la Yé’hida.

 

Il est dit de garder notre propre âme, non pas l’âme de notre femme ni celle de notre fille ou fils. 

Il n’est pas dit que c’est Hachem qui garde notre âme.

 

Dans la pensée juive, l’âme dont il est question ici est le Néfèch.

 

– Néfèch est le niveau le plus basique de notre conscience. 

C’est le niveau animal, le niveau qui anime et donne une fonction au corps. 

Chaque animal qui respire a un Néfèch.

 

-Le deuxième niveau est le Roua’h. 

C’est le « souffle », siège des émotions.

 

-Le troisième niveau est la Néchama.

C’est le niveau qui permet de distinguer le bien du mal.

 

Dans la mentalité des penseurs de ce siècle, le Néfèch pourrait être considéré comme n’étant pas du tout une âme. 

Tous les animaux et tous les humains ont un Néfèch, chacun programmé avec les stimuli corporels qu’Hachem a voulu pour l’individu ou l’espèce en question. 

Seuls les humains ont une Néchama. 

 

Exemple : Manger est une action du Néfèch qui concerne aussi bien l’humain que l’animal, mais seul l’humain peut faire une bénédiction sur sa nourriture.

 

-Les deux derniers niveaux de l’âme sont la ‘Haya « Vie » et Yé’hida « Unité ».

 

Dans notre verset, le niveau de l’âme auquel il est fait référence est Néfèch. 

C’est le niveau le plus basique et signifie simplement « je suis un être vivant ».

 

L’idole

 

Alors, qu’est-ce que Moché essaye de dire ici ? 

 

Moché nous rappelle un moment essentiel de la création de la future nation: le don de la Torah.

Au mont Horeb, Hachem c’est manifesté en faisant éclater sa majesté par des éclairs, des tonnerres, le son du chofar, etc…….

Le peuple a vu de nombreuses manifestations physiques, mais  n’a jamais vu Hachem, sous aucune forme physique. 

 

Il est un Esprit et en tant que tel doit être adoré comme un esprit et non comme un être physique.

 

Jean 4 v 24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité.

 

L’époque de Moché était une époque idolâtre.

Les gens avaient l’habitude d’avoir des dieux qui pouvaient être touchés, tenus, vus. 

Ces divinités faisaient appel aux cinq sens et pouvaient donner un sentiment de sécurité, de confiance et de bonheur. 

 

Moché avertit donc Israël : Hachem ne ressemble à aucun des faux dieux cananéens. 

A notre époque, de tels agissements peuvent sembler désuets.

Maintenant on ne peut plus être idolâtre, car pour la plus grande partie de la race humaine la conception du divin à évoluer.

 

Nous ne pouvons plus mettre notre foi dans une pierre ou dans un bois taillé:

ces croyances nous paraissent stupides.

 

Nous avons les portables, les réseaux sociaux, la télévision, le sport, les séries, les loisirs, le travail, la politique, j’en passe et des meilleurs! 

Combien de temps passons-nous dans l’excès de ces activités ?

Cette perte de temps peut-elle être qualifiée d’adoration ?

 

Peut-être pas au sens traditionnel, mais on en est très proche.

Ce qui est sûr, c’est que ces choses détournent nos ressources mentales, émotionnelles et physiques et nous empêchent de servir Hachem. 

 

Toutes ces choses sont-elles des idoles ? 

Chacun peut répondre pour sa vie! 

 

Ce n’est pas la chose en elle-même qui est une idole, c’est la perte de temps dans l’abus qui est une idole. 

Il est temps de revenir à l’essentiel et de faire d’Hachem le point central de nos vies.

 

La langue

 

Sinon, comment pouvons-nous protéger nos âmes ? 

Le psalmiste David nous dit :

 

Psaumes 39 v 2 J’ai dit: « Je veillerai à ma conduite, pour ne pas pécher avec ma langue; j’aurai soin de mettre un frein à ma bouche, tant que le méchant sera en face de moi. »

 

David dit : « que je garderai mes voies, mon chemin, ma route », puis il rajoute :

« pour ne pas pécher avec ma langue », un peut comme si la langue était le gouvernail qui pousse à la faute. 

Tout le chapitre 3 de Yakov nous parle de la langue.

 

Jacques 3 v 1 Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement. 2 Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu’un ne bronche point en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. 3 Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier. 4 Voici, même les navires, qui sont si grands et que poussent des vents impétueux, sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote. 5 De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt. 

 

L’image du bateau et du gouvernail est plus qu’ approprié.

C’est notre langue qui va guider tout notre corps, la parole est créatrice.

Yéchoua nous dit que c’est ce qui sort de la bouche qui souille l’homme.

Par tes paroles, tu te souilles ou tu as la vie.

 

Tu as beau être un maitre en Torah et accomplir les mitsvot, si tu ne tiens pas en bride le gouvernail de ton âme, ta religion est nulle.

 

La bouche est animée par ton coeur qui est le siège du Roua’h.

Si ton coeur n’est pas sanctifié, que tu n’as pas travaillé sur lui, obligatoirement il va en sortir de mauvaises choses:du lachon hara (langage mauvais).

 

Proverbes 4 v 23-24 Plus que tout trésor garde ton cœur, car de là jaillissent des flots de vie. 24 Ecarte de ta bouche toute parole tortueuse, éloigne de tes lèvres tout langage pervers.

 

En conclusion, nous avons parlé de ce que nous pouvons faire pour protéger nos âmes, notre Néfèch, notre âme animale. 

Pour protéger son Néfèche il faut que être un croyant qui marche en nouveauté de vie.

Il faut que son intériorité soit régénérée.

 

Un coeur non régénéré est une source de problème qui vont nous amener sur la voie des pêcheurs.

 

Pour que notre coeur soit régénéré il faut le connecter à notre âme divine, la Néchama.

La Néchama est le moteur de ce qui va nous pousser à pratiquer Torah et mitsvot,

autrement dit la Néchama nous pousse à faire la volonté d’Hachem et à mettre sa parole en pratique.

 

Nous sommes une âme divine et une âme animale, c’est à nous de soumettre l’animal au divin (en pratiquant Torah et mitsvot).

C’est le travail de toute une vie, mais à chaque jour suffit sa peine.

 

Philippiens 4 v 6-7 Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à D.ieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. 7 Et la paix de D.ieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées en Yéchoua le Machia’h.

 

Nous n’avons pas à lutter seuls. 

Nous avons un ami et un avocat. 

 

La paix de D.ieu, ce chalom, cette plénitude, vient de la connexion profonde et véritable avec le Seigneur Yéchoua. 

Yéchoua est la véritable connexion à Hachem.

Cette connexion gardera nos cœurs et nos esprits.

 

 

Kol touv.