Messianique de Toulon

AMT – EMET – אמת

Etude sur la Paracha

Paracha Devarim

 

Paracha : Devarim / Deutéronome 1 : 1 à 3 : 22

 

Ce qu’il faut savoir :

  • Moïse commence sa répétition de la Torah devant les Enfants d’Israël rassemblés, retraçant les événements survenus et évoquant les Lois reçues au cours du voyage de quarante années depuis l’Égypte jusqu’au Sinaï et, de là, vers la Terre Promise.
  • Il réprimande les Enfants d’Israël pour leurs fautes et leurs iniquités et les engage à rester attachés à la Torah et à en observer les commandements sur la terre que D.ieu leur donne en héritage pour l’éternité et dans laquelle ils vont entrer après sa mort.
  • Moïse rappelle aussi la nomination des hommes chargés d’alléger son propre fardeau en exerçant la magistrature et en enseignant au peuple la parole de D.ieu ; le voyage dans le grand et redoutable désert ; l’envoi des explorateurs et la réaction du peuple qui, entendant leur récit, crut impossible l’entrée en Terre Promise, ce qui entraîna le décret divin que toute la génération de l’Exode périrait au désert. 
  • Moïse fait également le récit d’événements plus récents : le refus des nations de Moab et Ammon d’autoriser les Israélites à traverser leurs territoires ; les guerres contre les rois émoréens Si’hon et Og et l’installation sur leurs terres des tribus de Réouven, de Gad et d’une partie de la tribu de Manassé ; puis il y a le message de Moïse à son successeur, Josué, qui va faire entrer le peuple dans la terre et les mener dans les batailles pour sa conquête : « Ne les crains pas, car l’Éternel votre D.ieu, c’est Lui qui combattra avec vous. »

 

 

« Hashem ton Dieu est avec toi, tu ne manques de rien » [Deutéronome/Dévarim 2 : 7]

 

Ce verset peut s’expliquer de 2 façons :

1°/ Si tu places ta confiance en Hachem et que tu vis avec Lui au point de ressentir que : « Hashem ton Dieu est avec toi », alors « tu ne manqueras de rien », car rien n’est impossible pour Hashem et il ne manque rien dans les trésors du Roi. Ainsi, Hashem en qui tu as confiance remplira tous tes manques.

2°/ Une lecture dans l’autre sens est également vraie.
Si tu es heureux de ce que tu as et que tu ressens que rien ne te manque, alors Hashem fera résider Sa présence avec toi. Si « tu ne manques de rien » et que tu te réjouis de ta part, alors tu mériteras que : « Hashem ton Dieu est (sera) avec toi ». [selon le Rabbi Moché Midner – petit-fils du Yessod véChoréch ha’Avoda et élève de rabbi ‘Haïm Soloveitchik]

 

 

Le sefer Devarim et ses réprimandes

 

« Réprimande ton prochain et tu n’assumeras pas de péché à cause de lui » [Lévitique – paracha Qédochim 19 : 17]

« Voici les paroles (de remontrances) que Moshé adressa à tout le peuple d’Israël » [Deutéronome/Dévarim 1:1]

 

Rachi sur ce verset : « Puisque ce sont des paroles de reproche, Moshé a énuméré ici tous les endroits où les enfants d’Israël ont irrité Hashem et a dissimulé les faits reprochés en les rappelant par simple allusion, par égard pour le peuple d’Israël ». Moshé prend soin de ne pas rappeler explicitement les fautes, dans un souci de ne pas offenser, déshonorer, tellement est important l’honneur dû à autrui.

 

1°/ L’essence d’une remontrance :
Lorsque Yossef, 22 ans après avoir été vendu par ses frères, se fait reconnaître à eux, il est écrit :
« Il dit à ses frères : « Je suis Yossef » [Béréshit/Genèse 45:3]

Rachi : « Ils étaient stupéfaits devant lui : de honte »

Rabbi Chimon ben Elazar dit : « Malheur à nous au jour du jugement (divin), malheur à nous au jour de la remontrance.
Si déjà les frères de Yossef n’ont pas pu répondre à leur jeune frère, tant ils étaient consternés (par sa réprimande), à plus forte raison pour chacun d’entre nous, lorsque Dieu viendra nous réprimander selon nos actions (au jour du jugement) seront-nous consternés » [Yalkout Chimoni – Vayigach 152]

 

Faire une remontrance, ce n’est pas réprimander par des paroles sévères, c’est essentiellement placer le fauteur devant son erreur afin qu’il la reconnaisse et regrette son attitude. C’est pourquoi, l’expression est concise : « Je suis Yossef ».

 

« Hashem viendra réprimander chacun de nous selon ses actions » [Yalkout Vayigach 152]


On peut imaginer notre réaction, lorsque dans le monde de vérité, tout nous apparaîtra clairement, et que nous seront placés face à nos erreurs de jugement et d’attitude. Quelle souffrance énorme! Lorsque Its’hak prend conscience de son erreur de jugement depuis de nombreuses années sur le caractère de Essav, il ressent une remontrance de Dieu, un instant de vérité lui est révélé. Il écrit : « Its’hak fut saisi d’une immense frayeur » [Béréshit/Genèse 27:33]

Au point que les Sages disent : « Cette frayeur était supérieure à celle qu’il avait ressentie lorsqu’il avait été lié sur l’autel » [midrash Béréchit rabba 7 : 2]
La frayeur de la remontrance est plus importante que celle face à sa mort, où attaché, il voyait les anges pleurer. Il n’y a pas plus grande déception que de voir tout l’édifice et toute l’œuvre d’une vie, basée sur des idées fausses, s’écrouler. Se réprimander ou réprimander autrui, c’est donner une claque de vérité, et ça peut faire très mal. On se doit de tout faire pour qu’il en résulte de la téchouva, une amélioration de la personne, et non l’effet contraire.

 

2°/ Risque en cas de non écoute :
« Lorsque Elisha a réprimandé les enfants d’Israël et qu’ils ne se sont pas repentis de leur mauvaise voie, leurs ennemis vinrent les tuer et c’est comme si c’était lui (Elisha) qui les avait fait mourir, car ils furent davantage sanctionnés après qu’il les ait prévenus (réprimandés) que s’il ne les avait pas prévenus. » [le Radak – Méla’him/Rois I 19 : 17]

 

Faire une réprimande à une personne qui n’est pas prête à l’entendre lui cause du tort, car elle voit sa sanction aggravée.

Cette remontrance doit se faire en privé et non en public dans la mesure du possible afin de ne pas humilier son prochain afin qu’il puisse accepter au mieux la remontrance et ainsi faire Téchouva. C’est ce que nous enseigne le Mashiah / Messie Yeshoua.

Yeshoua : « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.» [Matityahou / Matthieu 18:15]

 

 

Que la paix de notre Seigneur Yeshoua soit avec vous!

 

Kol Touv!

 

Shavoua tov!

 

– ✡ –

 

 

 

Source : Torah Bible (TaNakh + Brith Hadasha) /Mayana Chel Torah/ Chabad / L’origine de l’avenir de Rav Haïm Dynovisz / Likoutei moharan/ Littérature juive : Talmud de Babylone/Zohar haKadosh/ Toraconnexion – Cet article a pour but de partager la Torah. 

PARASHA
si tu copies, n'oublies pas de citer ta source.pie

1 thought on “Etude sur la Paracha

  1. merci pour cette enseignement ,il et vrai que l’argent fait parfois perdre le sens de la vie ,de l’honneur ,de la compassion,et de l’amour,et nous éloigne de toute compassion humaine ,mais avec HaSheM nous comprenons que l’argent et juste un moyens de pourvoir manger se vêtir et vivre selon sa volonté , et surtout de pourvoir aider ceux qui ont besoin,pour ma part j’essaye de tout mon cœur de faire cela ,parfois notre Seigneur Yéshoua se sert de moi et je donne sans compter car je ces que HaSheM prendra soins de moi si je donne avec amour,,
    Ésaïe 52:3
    Car ainsi parle l’Éternel: C’est gratuitement que vous avez été vendus, Et ce n’est pas à prix d’argent que vous serez rachetés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.