Messianique de Toulon

AMT – EMET – אמת

Paracha Pinh’as

Alliance de Chalom

 

 

La paracha Pinh’as est la continuation de l’histoire de Balak et Bilam. 

Bilam conseille Balak pour vaincre Israël en lui suggérant de l’attaquer avec l’im moralité.

Les femmes de Moab réussissent dans leur entreprise de destruction en corrompant les hommes d’Israël.

Une grande plaie s’abat sur le peuple à cause de ce péché. 

La Torah rapporte que 24 000 personnes meurent suite à cette corruption morale (et sexuelle).

 

Un prince particulier de la tribu de Chimon prend une femme nommée Kozbi et défit Hachem en affichant son péché devant tout Israël, devant la tente d’assignation. 

Le petit-fils d’Aaron, Pinh’as, furieux du fait que ce couple se soit affiché devant le peuple, le suit jusqu’à leur tente et le frappe avec sa lance au bas-ventre.

Hachem parle à Moché et dit que l’acte de bravoure de  Pinh’as a détourné sa colère.

Israël ne sera pas détruit et la peste s’arrête.

 

Hachem dit également quelque chose de très intéressant: Il conclut une alliance avec Pinh’as. 

C’est une alliance inhabituelle : elle est conclue avec Pinh’as parce qu’ « il a fait »  et non pas parce « qu’il fera ».

D.ieu ne conclue pas cette alliance en disant « si tu fais alors tu auras » mais bien « parce que tu as fait, alors tu auras »

 

L’alliance qu’ Hachem octroie à Pinh’as est une alliance due à son mérite, même si aux yeux de certains, elle reste incompréhensible. 

A cause du zèle de Pinh’as, alors Hachem fait une alliance avec lui.

Hachem l’appelle «  Alliance de Chalom », ou « Alliance de paix ».

 

Nous allons approfondir le mot Chalom et élargir son sens et signification en hébreu.

Nous connaissons tous le mot Chalom. 

 

Nous le récitons dans la Bénédiction d’Aaron, nous voyons des congrégations appelées Sar Chalom. 

Chalom est souvent utilisé pour signifier « l’absence de guerre ».

 

Je commence souvent mes e-mails et autres correspondances par le mot  « chalom ». 

En Israël, vous décrochez votre téléphone et le premier mot que vous prononcez est « chalom ». 

Généralement, « chalom » ferme votre conversation téléphonique.

 

Nous pouvons deviner qu’ Hachem n’a pas donné à Pinh’as une alliance du niveau de  « bonjour » ou d’ »au revoir ». 

Alors, que signifie vraiment ce mot שָׁלוֹם ?

« Chalom » est tiré de la racine du mot שָׁלַם, qui signifie être en sécurité dans son esprit, son corps ou ses biens. 

Le chalom parle d’exhaustivité, de plénitude ou d’un type de plénitude qui vous encourage à redonner,

à rembourser généreusement quelque chose d’une manière ou d’une autre.

Le vrai chalom biblique fait référence à un niveau intérieur de complétude ou d’intégralité. 

 

Bien que « Chalom » puisse décrire l’absence de guerre, une majorité de références dans le tanah’ se réfèrent au sens de la plénitude et de la tranquillité intérieure. 

 

En Israël aujourd’hui, quand vous saluez quelqu’un ou dites au revoir! vous dites Chalom!. 

Vous dites littéralement Puissiez-vous être plein de bien-être! ou Que la santé et la prospérité soient sur vous!

Si c’est ainsi que nous comprenons la paix biblique, alors soudainement de nombreux versets prennent un tout nouveau sens. 

Avec cette pensée hébraïque du mot chalom, avec cette nouvelle compréhension, regardons quelques versets parlant de paix : 

 

Nombres 6 v 23-27 Hachem parla à Moché en ces termes: 23 « Parle ainsi à Aaron et à ses fils: Voici comment vous bénirez les enfants d’Israël; vous leur direz: 24 « Qu’Hachem te bénisse et te protège! 25 Qu’Hachem fasse rayonner sa face sur toi et te soit bienveillant! 26 Qu’Hachem dirige son regard vers toi et t’accorde le Chalom! » 27 Ils imposeront ainsi mon nom sur les enfants d’Israël, et moi je les bénirai. »

 

Le contexte de la Bénédiction d’Aaron est ironique. 

Hachem dit à Aaron de bénir Israël avec la paix alors que le peuple se prépare à conquérir la Terre Promise, et donc à faire la guerre. 

Si la paix signifie « l’absence de guerre », alors cela n’a aucun sens, car les enfants d’Israël ne vont pas tarder et éradiquer des villes. 

 

Hachem fait référence à une paix intérieure et à une plénitude, le tout donné par Sa Présence et Sa Protection. 

C’est la bénédiction dont Israël a besoin ! 

Israël va par la suite  rarement connaître des temps de paix extérieure.

Pourtant, en  pleine bataille, il doit avoir un repos intérieur provoqué par la présence d’ Hachem, et ce,  quelles que soient les circonstances extérieures !

 Il doit en être de même pour nous, surtout dans les temps que nous vivons.

 

Psaume 122 v 6-7 Priez pour le Chalom de Jérusalem : « Que ceux qui t’aiment soient en paix !

7 Puisse-t-il y avoir du Chalom dans vos murs, du calme dans vos palais.

 

Aujourd’hui, beaucoup prient pour la paix de Jérusalem en raison de la menace géopolitique croissante exercée par les ennemis d’Israël. 

Cette exhortation à prier n’est pas pour qu’Israël puisse vivre sans conflit.

 

C’est pour que Jérusalem puisse accomplir son destin tel qu’il est défini par le seul qui peut apporter une restauration complète: ישוע מלך המשיח Yéchoua le roi messie.

Yéchoua appelait Yérouchalaïm « La ville du grand Roi » (Matthieu 5 v 34-35).

 

Le Psaume 122:6-7 doit servir de prière pour le réveil spirituel d’Israël. 

Le verset 7 dit que nous prions pour la paix dans les murs et les palais de Jérusalem.

C’est là que se trouve la vraie paix biblique, à l’intérieur.

Priez pour la plénitude et l’exhaustivité de Jérusalem. 

 

Priez pour qu’il y ait une telle complétude et une telle sécurité dans ses palais que ces deux qualités prennent le pas sur toutes les autres. 

C’est alors que notre prière sera un appel au retour du Messie d’Israël, le Prince de la Paix, pour établir Son trône à Jérusalem.

 

Matthieu 5 v 9 « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de D.ieu ».

 

Dans ce verset, Yéchoua ne fait pas référence aux médiateurs ou aux négociateurs politiques,

mais à ceux qui ont en eux la plénitude et la sécurité obtenues par la filiation à Hachem. 

Dans la compréhension biblique hébraïque du Chalom, lorsque vous êtes remplis de ce Chalom, vous apportez aux autres, par votre attitude,

vos paroles, votre façon d’être, une sécurité de tout l’être, une paix intérieure. 

Ainsi, lorsque vous rendez les autres paisibles à l’intérieur, cela fait de vous un pacificateur.

 

Yéchoua a dit que ces artisans de paix seront appelés fils de D.ieu. 

En partageant la paix incontrôlable d’Hachem avec les autres, nous devenons comme Yéchoua.

 

Jean 14 v 27 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s’alarme point.

 

Je paraphrase le verset : je vous laisse la complétude de la paix, ma paix est issue de mon épanouissement avec Hachem,

elle procure confort, réconfort, sécurité, tranquillité intérieure, plénitude dans la foi.

Elle ne procure pas la paix comme le monde donne, c’est à dire  une absence de guerre.

Cette paix est une présence indélébile d’Hachem dans votre intériorité, qui ne peut partir avec les épreuves.

On peut avoir des moments de crise, mais ce Chalom revient toujours.

 

Il existe de nombreux autres exemples dignes d’études concernant le Chalom. 

Le Chalom (biblique) est tellement plus que la définition unilatérale que ce monde en donne. 

Nous devons trouver notre compréhension du D.ieu d’Israël à travers la Torah. 

Nous en aurons besoin dans les jours à venir.

 

Quand Yéchoua dit qu’il nous laisse la paix,

il ne veut pas dire « la paix-absence-de-guerre » mais il parle d’une proximité avec Hachem qui change notre être intérieur.

Notre mariage, nos enfants, notre carrière, nos amis ne pourront jamais complètement satisfaire notre âme.

Seul Yéchoua peut satisfaire cette faim, car il est « le Sar Chalom, le prince de paix ».

 

Kol touv.