Messianique de Toulon

AMT – EMET – אמת

Paracha Matot-Massei

Parole vous avez dit parole ?

 

La lecture de la Torah cette semaine est tirée des deux dernières parties de la Torah du livre de Bamidbar (Nombres), Matot-Massei, Nombres 30 :2-36 :13. 

 

La lecture de la Torah commence par la question de faire un vœu, un vœu est un lien verbal. 

C’est quelque chose qui est d’une grande importance de nos jours parce que les croyants ont oublié l’enseignement de Yéchoua dans le Sermon sur la montagne.

 

Nombres 30 v 1-9 Moché redit aux enfants d’Israël tout ce que Hachem lui avait commandé. 2 Moché parla aux chefs des tribus des enfants d’Israël, en ces termes: « Voici ce qu’a ordonné Hachem: 3 Si un homme fait un vœu a Hachem, ou s’impose, par un serment, quelque interdiction à lui-même, il ne peut violer sa parole: tout ce qu’a proféré sa bouche, il doit l’accomplir. 4 Pour la femme, si elle fait un vœu au Seigneur ou s’impose une abstinence dans la maison de son père, pendant sa jeunesse, 5 et que son père, ayant connaissance de son vœu ou de l’abstinence qu’elle s’est imposée, garde le silence vis-à-vis d’elle, ses vœux, quels qu’ils soient, seront valables; toute abstinence qu’elle a pu s’imposer sera maintenue. 6 Mais si son père la désavoue le jour où il en a eu connaissance, tous ses vœux et les interdictions qu’elle a pu s’imposer seront nuls. Hachem lui pardonnera, son père l’ayant désavouée. 7 Que si elle passe en puissance d’époux étant soumise à des vœux ou à une promesse verbale qui lui impose une abstinence, 8 que son époux l’apprenne à une époque quelconque et garde le silence à son égard, ses vœux seront valables, et les abstinences qu’elle s’est imposées subsisteront. 9 Mais si, le jour où il en a eu connaissance, son époux la désavoue, il annule par là le vœu qui la lie ou la parole de ses lèvres qui lui imposait l’abstinence; et Hachem lui pardonnera.

 

Nous vivons une époque où les mots ne semblent pas valoir grand-chose. 

Notre culture est telle que les gens parlent et font de fortes promesses (vœux) et même jurent qu’ils tiendront leurs promesses,

mais ne se sentent même pas coupables ou on du remords s’ils ne tiennent pas leurs promesses et leurs vœux. 

 

Je trouve que même les soi-disant « chefs spirituels », « rabins », « rabins messianiques »

et « pasteurs »  agissent comme si la parole n’était pas vraiment contraignante.

Pour certains, même le mot écrit ou un contrat légal n’est pas nécessairement respecté, car les système judiciaire sont très indulgent. 

Cependant, dans ce texte et dans les paroles de Yéchoua, nous voyons à quel point nos paroles et nos promesses sont sérieuses aux yeux d’Hachem. 

Voici ce que dit notre Seigneur :

 

 Matthieu 5 v 33-37 Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens: Tu ne te parjureras point, mais tu t’acquitteras envers Hachem de ce que tu as déclaré par serment. 34 Mais moi, je vous dis de ne jurer aucunement, ni par le ciel, parce que c’est le trône de D.ieu ; 35 ni par la terre, parce que c’est son marchepied ; ni par Jérusalem, parce que c’est la ville du grand roi. 36 Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. 37 Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin.

 

Il est évident que ces paroles de Yéchoua sont basées sur notre paracha. 

Yéchoua, comme un rabin pharisien typique, construit une clôture autour du commandement de la Torah. 

 

Il dit que vous pouvez faire un vœu et jurer de le tenir, mais ce serait plus sûr et mieux pour vous si vous ne jurez pas du tout ou ne prononcez pas de vœu du tout. Mais que votre « Oui » soit « Oui » et votre « Non » soit « Non ». 

 

En d’autres termes, Yéchoua nous enseigne que si vous arrivez à un moment de votre vie où vous devez jurer que vous allez tenir vos promesses et respecter vos paroles et vos accords, vous êtes déjà en difficulté. 

Si on ne vous fait pas confiance pour vos paroles, Yéchoua dit que vous tombez déjà dans le piège du « malin ».

 

Notre réputation dans le monde et dans le corps du Machiah’ est et doit être basée sur notre crédibilité et la valeur de nos paroles. 

Si les commerçants de votre ville ne vous font pas confiance en tant que pasteur ou rabin ou tout simplement en tant que simple disciple de Yéchoua, votre crédibilité spirituelle ne vaut pas non plus un centime. 

 

C’est tellement dommage pour les dirigeants et les pasteurs d’avoir une mauvaise réputation dans le milieu des affaires de leurs villes. 

Pourquoi quelqu’un ferait-il plus confiance à ces pasteurs ou rabbins pour ce qu’ils disent leur communauté,

plus que pour ce qu’ils disent et promettent aux commerçants de la ville ? 

 

Luc 16 v 8-13 Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière. 9 Et moi, je vous dis: Faites- vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.  10 Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes. 11 Si donc vous n’avez pas été fidèle dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables ? 12 Et si vous n’avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous ? 13 Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir D.ieu et Mamon.

 

Ces versets parle d’un économe infidéle qui agit prudemment par motif d’intérêt.

Le texte dans le pschat פשט (littéral) nous dit de nous faire des amis avec les richesses injuste,

mais pour nous faire des amis avec les richesses injuste il faut avoir un bon témoignage.

 

Si nous ne sommes pas fidèle dans les richesses injustes, il est impossible que nous soyons juste avec les choses spirituelles. 

Nul ne peut servir deux maitres, Hachem ou le « Je ».

 

Le livre des Proverbes dit :  » Une bonne réputation a plus de valeur qu’une huile de grand prix ». 

La Torah indique clairement que si vous faites une promesse ou un vœu, vous devez le respecter à tout prix. 

L’apôtre Paul a fait le vœu d’aller à Jérusalem et de célébrer la fête de Chavouot (Pentecôte) et il a dû tenir son vœu même au prix de sa vie.

 

La deuxième chose que je voudrais partager est la fidélité de la Torah aux promesses d’Hachem.

 

Le pays de Canaan a été promis à Abraham et à sa semence. 

Plus de 400 ans s’étaient écoulés depuis le moment où Hachem avait promis la terre à Abraham et à sa semence pour toujours (voir Genèse 13:15-16). 

 

Maintenant, Hachem tient ses promesses et montre à Moché comment le pays sera divisé entre les tribus d’Israël et les familles de chaque tribu.

Hachem n’a pas oublié les changements qu’il a apporté dans la loi,

qui ont permis aux filles de Celofhad d’hériter de la part de leur père qui n’avait pas de fils. 

Hachem tient ses promesses et ne les oublie pas. 

 

Ainsi, avant qu’ils n’entrent dans la terre promise, Hachem donne à Moché et aux dirigeants d’Israël l’instruction suivante :

 

Nombres 36 v 6-9 Voici ce que l’Éternel a prescrit au sujet des filles de Celofhad: elles pourront épouser qui bon leur semblera; toutefois, c’est dans une famille de leur tribu paternelle qu’elles doivent contracter mariage. 7 De la sorte, aucun héritage, chez les enfants d’Israël, ne sera transporté d’une tribu à une autre, mais chacun des enfants d’Israël demeurera attaché à l’héritage de la tribu de ses pères. 8 Toute fille appelée à hériter, parmi les tribus des enfants d’Israël, devra épouser quelqu’un qui appartienne à la tribu de son père; afin que les enfants d’Israël possèdent chacun l’héritage de leurs pères, 9 et qu’il n’y ait pas d’évolution d’héritage d’une tribu à une tribu différente, les tribus des enfants d’Israël devant, chacune, conserver leur héritage. »C’était un changement majeur à la fois juridiquement et administrativement, mais c’était aussi la première fois que les femmes étaient autorisées à hériter de la propriété de leur père. Des dispositions ont été prises pour conserver la propriété dans le cadre de l’héritage tribal.

 

Les filles de Celofhad devaient se marier au sein de leur tribu afin que la propriété totale de la tribu ne diminue pas et ne passe pas aux mains d’une autre tribu. 

Mais, ce fut un changement majeur des lois et des coutumes du peuple et cela montra la souplesse de la Torah et de notre D.ieu qui comprend la nécessité d’ajuster la loi parfois lorsque les circonstances l’exigent à juste titre.

Ce changement de loi que Moché et Hachem on fait, pourrait nous faire penser que nous pouvons en faire de même.

 

La Torah a été tout le temps en évolution. Depuis Adam harichon la Torah été orale, puis elle s’incarna dans l’écrit avec les 5 livres de la Torah de Moché et au fil des âges les sages ont compilé l’écriture jusqu’à Apocalypse (bien sur je prends des raccourcis).

Du moment où la Torah est figée dans la lettre, elle devient la parole d’Hachem et on ne peut pas retirer un trait de lettre( de Béréchit à Apocalypse).

Hachem est garant de sa parole.

 

Certains  disciples de Yéchoua, voudraient avoir la même attitude que Moché et Hachem avaient, et disent :

 

Nous devons présenter nos problèmes devant Hachem dans la prière et consulter la parole de D.ieu de la Genèse à l’Apocalypse pour trouver des solutions à certains des problèmes qui découlent de l’utilisation de la technologie moderne et ne pas être coincés dans une compréhension légaliste et figée de la Parole de D.ieu.

 

Nous devons observer ces exemples dans la Torah, et la façon dont Moché et Hachem lui-même voient la Torah comme étant une Torah pour la vie et pour vivre et non simplement un mot figé gravé sur la pierre. 

La Torah d’Hachem est gravée dans nos cœurs selon Jérémie 31:31-37 et nous devons permettre à la direction du Saint-Esprit de nous guider pour vivre, et non pas mourir, avec la parole qui tue, mais vivre avec l’Esprit qui donne vie à la parole d’Hachem comme source vivifiante d’eau fraîche et vive !

 

Quelques points a relever de cette façon de penser.

 

– Tout d’abord pour que la Loi (Torah) soit inscrite dans les coeur, il faut laisser le Saint Esprit la graver dans nos coeur.

Et  pour cela il faut marcher en nouveauté de vie.

 

– Le Saint Esprit n’est pas Harry Potter, il vous rappellera toujours ce que vous avez lu et étudié selon votre compréhension et votre ouverture d’esprit.

Ce que les croyants comprenaient de la révélation du Saint Esprit au siècle dernier n’est plus la même que dans notre époque et sera encore différente dans l’avenir.

 

– Ce n’est pas le Saint Esprit qui change, ce sont les croyants qui sont prêts à ouvrir leur compréhension à de nouvelles dispensations de la Rouah HaKodech (le Saint-Esprit est féminin).

 

– Attention ce que vous dira le Saint-Esprit sera toujours en accord avec la Torah (de Béréchit à Apocalypse) et ses principes.

 

– En ce qui concerne les nouvelle technologies, les décisionnaires ont adapté la Halakha à l’évolution de le technologie de leurs époque.

 

– Et pour finir, un coeur pas régénéré aura tendance à prendre ses propres pensées pour la direction du Saint Esprit.

 

Kol touv.